L’équipe d’architecture du paysage de Jacques Whitford, connue sous le nom de LAND, aide à forger un dynamique nouveau centre d’arts et d’activités communautaires au cœur de la ville de Providence
Lorsque Milhaus LLC a fait l’acquisition d’une ancienne aciérie à Providence, Rhode Island, en vue de redévelopper la propriété, cette société croyait qu’il suffirait d’engager des ingénieurs en environnement pour nettoyer le site de ses contaminants, puis des architectes pour réhabiliter les bâtiments.
Ce que Milhaus ne réalisait pas au début de ce projet, c’est que ses plans de redéveloppement étaient plutôt ambitieux. Ils prévoyaient un assortiment d’installations de formation professionnelle sans but lucratif, de studios d’artistes et d’espaces consacrés aux expositions et spectacles. Il est vite devenu évident qu’une expertise poussée en aménagement urbain leur serait nécessaire pour concrétiser cette vision.
“ Il fallait traiter de nombreuses questions telles que l’emplacement des futurs bâtiments, l’intégration de grands espaces de stationnement et la gestion des eaux de ruissellement ” rappelle Mark Klopfer, Architecte paysager principal du bureau de Jacques Whitford à Woburn, Massachusetts. “ L’un des architectes a dit à Milhaus qu’il fallait étudier la meilleure utilisation du site et c’est alors que les ingénieurs - qui venaient de Jacques Whitford - on suggéré d’impliquer le groupe LAND. ”
Le résultat a été, selon M. Klopfer, l’un des plus importants projets réalisés à ce jour par l’équipe LAND. Il leur a donné l’occasion de partir d’une friche industrielle et de concevoir un nouvel environnement attrayant qui convienne à une grande diversité d’usages et qui commémore l’héritage industriel du site.
“ Un autre promoteur serait probablement arrivé sur le site avec de la machinerie pour tout raser et effacer toute trace de l’ancienne aciérie, puis bâti autant d’habitations que possible ” explique M. Klopfer. “ Nous y avons vu d’autres potentiels. ”
Le plan élaboré par LAND verra les rails qui transportaient autrefois les matières premières et l’acier servir à déplacer des sculptures à l’intérieur et à l’extérieur de l’école projetée. Les fils du réseau haute tension alimenteront désormais de l’équipement tel que des amplis et des éléments d’exposition temporaire partout sur le site. Les huit ponts roulants entièrement opérationnels trouveront de nouvelles vocations, servant à supporter une scène de spectacle ou à suspendre un auvent pour abriter les artistes en cas de mauvais temps.
“ Nous redéveloppons ce site dans une perspective de développement durable, en réutilisant les installations existantes lorsque possible pour créer un nouvel environnement attrayant, accueillant et flexible, mais qui préserve l’authenticité de son caractère industriel. ”
Rendre le site attrayant pour la formation professionnelle ou les expositions est relativement facile. Le vrai défi pour Klopfer et son équipe est d’en faire un lieu de vie; en effet, on prévoit aménager une vingtaine d’unités d’habitation qui seront, d’après M. Klopfer, un ajout crucial qui rendra financièrement possible ce nouveau milieu urbain.
“ C’est tout un défi pour nous car nous devons innover pour rendre ce site intéressant pour des acheteurs de résidences. Planifier un site qui peut accueillir des concerts en plein air et un marché public est une chose, mais le côté habitation complique singulièrement notre tâche. ”
M. Klopfer mentionne que les efforts de son équipe ont toujours reçu appui et encouragement de la part de Milhaus. “ Ils auraient pu acheter une terre agricole à l’extérieur de la ville pour ce genre de projet. Il faut admirer qu’ils aient eu le courage d’acheter un site au cœur de la ville et d’insérer quelque chose de frais et de vivant dans un lieu que d’autres auraient ignoré. ”
Bien que les ingénieurs de Jacques Whitford aient terminé la restauration du site, Klopfer rapporte que la planification est encore en cours et que la construction ne devrait pas commencer avant l’hiver 2005. Il estime que cette expérience et ses défis ont renforcé l’équipe LAND et lui ont donné l’occasion d’appliquer ses talents en architecture et en urbanisme en harmonie avec des aspects conventionnels de génie environnemental et de restauration de site. La notoriété de ce projet pionnier a déjà stimulé la demande pour les habiletés que Jacques Whitford peut proposer à ses clients, au-delà de la simple restauration.
“ De nombreuses villes industrielles ont des bâtiments décrépits et des friches industrielles, et nous pouvons travailler avec elles pour réaliser leur vision du redéveloppement. D’autre part, nous pouvons aider les promoteurs à planifier des développements résidentiels abordables qui maximisent le nombre de logements tout en minimisant les coûts. Les possibilités sont infinies. ”